jeudi 19 avril 2018

Rencontres Made in viande : « 24 heures chez mon boucher ! »


Vous avez toujours rêvé de découvrir l’arrière-boutique de votre boucher, visiter ses chambres froides, assister à ses découpes de viande, connaître la provenance des viandes qu’il met en vitrine ? Profitez alors de cette 4ème édition des Rencontres Made in viande, où les professionnels de la filière viande vous ouvrent grande leurs portes et vous disent tout sur le quotidien de leurs métiers du 31 mai au 6 juin 2018. 
L’opération « 24 heures chez mon boucher » se greffe à cet événement. Des artisans bouchers, charcutiers et tripiers dans toute la France vous accueille pour vous faire découvrir la passion de leur métier, et susciter aussi les vocations. A travers des dégustations, des jeux, des démonstrations, vous pourrez apprendre à bien parer une viande, apprendre les différentes découpes, la ficeler et connaître le bon temps de cuisson entre bleu, rosé et bien cuit ! Les citadins pourront aussi visiter les fermes d’élevages, les usines à viandes qui ouvrent aussi grande leurs portes. Une belle occasion de communiquer et de faire la viande, dans une période où elle est de plus en plus décriée ! Pour toute informations pratiques, cliquez-ici.

« Festins imaginaires » au musée international d’art modeste de Sètes


L’exposition « Evasions l’art sans la liberté » au musée international d’art modeste de Sètes jusqu’au 23 septembre 2018 met en avant ce qu’on nomme communément « l’art carcéral ». Cette exposition rassemble plus largement, et pour la première fois, des œuvres et travaux plastiques produits dans des espaces de privation de liberté : prisons, mais aussi camps et lieux d’accueil d’exilés, jusqu’aux camps de concentration. Le parcours de l’exposition met en lumière des « Festins imaginaires » d’Anne Georget. 
Des carnets de recettes de cuisine imaginaires rédigés au cœur du monde concentrationnaire, à la fois expression d’une résistance, d’une évasion symbolique par des êtres affamés. Les témoignages de documents inouïs avaient donné lieu à un film signé d’Anne Georget. Dans l’exposition à Sètes, vous retrouverez les mêmes témoignages forts des écrits des prisonniers du camp de Ravensbrück en Allemagne au Goulag de Potma en Russie en passant par le camp de Kawasaki au Japon ! Ci-après le texte de présentation de l’exposition sur ces Festins imaginaires.

« Dans les camps de concentration nazis, dans les camps de travail soviétiques ou chinois, dans les camps de prisonniers civils et militaires japonais, des déportés ont écrit des recettes de cuisine. Des centaines, des milliers de recettes, réunies dans de petits carnets. Une littérature d’apparence triviale et bien peu héroïque.
Pourtant, ces recettes ont été rédigées par des êtres affamés que les systèmes concentrationnaires entendaient réduire à l’état de sous-hommes, prêts à s’entretuer pour un morceau de pain.
La plupart de ces carnets sont cachés dans les familles depuis des décennies. Ils sont exceptionnels : rares sont les documents produits dans le quotidien de la captivité et de l’anéantissement. Ils enfreignent les représentations de la déportation.
De ces recettes aux titres parfois mystérieux − « Cake milky way », « Marrons St Hubert », « Gesundheit Kuchen »… − émerge une dimension proprement universelle. Souvenirs ? Nourritures ? Rêves ? Testaments ? Evasions ?
Des déportés de toutes origines - femmes, hommes, jeunes, vieux, Français, Russes, Américains... - ont pris d’énormes risques pour écrire cela : volant du papier, rédigeant en cachette, conservant précieusement ces feuillets au cours d’un voyage intérieur inouï.
Conçues dans un univers déshumanisé entre tous, ces recettes semblent avoir été, pour ceux qui les ont écrites, un moyen vital de résister à la destruction, de fabriquer du sens au milieu du chaos, de convoquer l’humanité.
Une écriture constituant, à la lettre, une nourriture pour la chair et aussi pour l’âme, qui fait entendre les voix des déportés au bord de l’abîme et dans ce paroxysme celles de notre genre humain.
A côté de ces carnets dont le matériau-même raconte les conditions de leur création (plaques de métal au camp usine de Flöha, tissu arraché à la paillasse au camp de femmes de Hasag-Leipzig, tissu au goulag de Potma…), les photos de leurs auteurs, les dessins réalisés dans les camps ainsi que les Festins imaginaires permettent de dépasser leur simple contemplation fascinée. »


dimanche 15 avril 2018

Halle à manger du Ground Control Paris


Ground Control Paris, c’est un lieu de vie. Un espace protéiforme pour « partager, déguster, mieux consommer, se bouger, apprendre, faire, jouer, jardiner, écouter… Et plus encore » ! Et les promesses sont tenues ! 
Installé dans la grande halle Charolais à cinq minutes à pied de la gare de Lyon de Paris, les espaces immenses donnent un sentiment de chantier en cours, avec une décoration dans certains périmètres qui rappelle l’univers vintage de la SNCF. 
Pour la cuisine, on vous promet que « du bon, du bio et du bonheur ».Vous avez le choix de vous restaurer sur les 1500 m2 de terrasse extérieure, à la lumière du jour, avec vue sur les potagers, 
en vous approvisionnant dans les food trucks installés dans les bus recyclés, ou de vous rendre dans la grande Halle à manger intérieur, sans lumière du jour, avec de grandes tables d’hôtes style réfectoire à partager mais branché cuisine du monde. 
Vous avez le choix entre les excellentes pizzas napolitaines de chez Faggio, la cuisine chinoise avec nouilles et pita de Shaanxi de chez Monsieur Zhao, la cuisine mexicaine de chez Chilam avec tacos et guacamole, la cuisine fusion franco-africaine avec la table de Nali, entre alokos (bananes plantains frites) et l'attiéké (semoule de manioc) aux légumes. Chaque enseigne est logée dans un box pour passer commande et se faire servir. 
Ici, point d’affichage aisé pour encourager les ventes ni faciliter les achats. Il faut avoir d’excellents yeux pour pouvoir décrypter les offres imprimées sur une feuille A4 ! 
Pour la soif, vous avez deux bars à disposition, entre vins natures et biodynamies. Ce lieu est dédié aussi aux enfants, aux familles avec des activités de yoga, des ateliers d’animations, des boutiques, des étals de primeurs. 
Une radio interne Ground Control donne du lien à toutes ces activités diverses ! 
Pour les amateurs de viandards, c’est à l’extérieur en terrasse avec The Asado Club ! Pour préparer votre visite et connaître toutes les activités, cliquez-ici.

Nicolas Willaule avec son burger Childhood : vainqueur2018 de la coupe de France de Burger !


Le succès du burger en France mérite bien un concours pour mettre en lumière la créativité des chefs qui se conjugue avec saveurs, technicités et choix judicieux des ingrédients. Pour cette troisième édition de la coupe de France de burger organisé par Socopa dans le cadre du salon sandwich & snacks shows à Paris le 4 avril 2018, sur 275 candidats inscrits, c’est Nicolas Willaule avec son burger Childhood qui a remporté le titre de champion de France de Burger. Il a revisité un des plats préférés de son grand-père : une entrecôte saignante, accompagnée de champignons, noisettes torréfiées et cubes de Beaufort. 
Cette recette a priori simple, qui raconte une histoire avec des ingrédients lisibles et goûteux ont séduit le chef Yoni Saada, président du jury. Vous pourrez déguster ce burger Childhood à Saint-Michel-d'Euzet dans le Gard à bord de son French Truck Nicolas. Cette mise en lumière médiatique de cet ancien pâtissier du restaurant L’Oustau de Baumanière (deux étoiles au Michelin) dynamise son food truck et lui donne des ailes pour de nouveaux projets !