samedi 30 juin 2012

Lush Spa


Lush Spa, ce sont des cosmétiques frais fait main. En passant devant la boutique, j’ai été attiré par deux préparations exposées sur la table d’entrée, à l’aspect très gourmand, enveloppées dans de feuilles fraîches. L’Herbalisme et l’Aqua Marina sont deux soins nettoyants. Puis, je découvre d’autres préparations ayurvédiques, présentées comme un buffet à sauces. Ici, c’est comme chez le traiteur, vous pouvez en acheter une tranche d’Aqua Marine, ou 50g de miel effronté. Les préparations sont proches des recettes de cuisine, avec les mêmes gestes techniques. Par exemple, l’Herbalisme est composée d’amandes moulues, d’extrait d’ortie, de romarin, de vinaigre de riz, de son de riz, d’extrait de gardénia, d’absolu de rose, d’huile essentielle de camomille, de sauge, du kaolin, de la glycérine et de l’eau de chlorophylle ! Pas étonnant que cela sente si bon. Le personnel est là pour vous conseiller le soin qui vous corresponde le mieux. Vous connaissez bien l’adage : si on ne peut nourrir le corps de l’intérieur en avalant pour faire surgir la beauté intérieur, on peut toujours le nourrir par l’extérieur ! Cela nous encouragera peut être à préparer nos propres soins de beautés frais dans notre cuisine.

18 rue vieille du temple, Paris 4ème

vendredi 29 juin 2012

Les goûts uniques, le festival qui cuisine la cuisine en Pays de Loire

 
Le festival « Les goûts uniques » fête sa deuxième édition dès le 1er juillet jusqu’au 9 septembre 2012 avec un parrain prestigieux : le chef Alain Passard, le chef 3 étoiles qui cultive ses légumes grands crus en Sarthe. Ce festival qui se déroule en Pays de Loire, avec en épicentre la ville de Nantes, vous invite à de savoureuses rencontres entre les meilleurs producteurs de la région et les plus grands chefs actuels, à déguster le meilleur du terroir à travers de grands repas dans des sites d’exception, transformés en restaurant éphémères le temps d’une soirée. L’ouverture du festival aura lieu à Angers le 1er juillet avec la Tablée unique, à Mayenne le 8 juillet avec le déjeuner vert, à l’Île d’Yeu le 2 septembre avec le déjeuner vert, les 8 et 9 septembre à Nantes avec la clôture du festival avec la Tablée Unique. Cette dernière Tablée Unique se déroulera dans la cour du Château des Ducs de Bretagne, en présence d’Alain Passard. Vous avez tous les détails pratiques, les noms des chefs ici.
« Les goûts uniques » font partis du festival « Le voyage à Nantes » qui vous invite à la rencontre de l’art dans la ville, à travers un parcours urbain, sensible et poétique de 8,5km. Si vous prévoyez de rester qu’à Nantes, profitez des « Dîners secrets » cuisinés par deux chefs d’avant-garde, l’un local, l’autre invité. Ils doivent décliner trois produits régionaux dans un dialogue culinaire d’entrée, de plat et de dessert. Comme l’année dernière, le lieu du dîner vous sera dévoilé à la dernière minute. Alexandre Couillon  de la Marine à Noirmoutier et David Toutain, de l’Agapé Substance à Paris ont ouvert le bal le 25 juin. Les prochains tandems culinaires sont les suivants :
9 juillet : Ludovic Pouzelgues, Lulu Rouget, Nantes / Alexandre Gauthier, La Grenouillère, La Madelaine-sous-Montreuil.
23 juillet : Eric Guérin, La Mare aux oiseaux, Saint-Joachim / Jean-Marie Baudic, Youpala Bistrot, Saint-Brieuc
6 août : Nicolas Guiet, L’Uni, Nantes / Mathieu Rostaing, Lyon

jeudi 28 juin 2012

AKI Boulangerie Paris


Que serait la visite touristique du quartier japonais de Paris sans une halte gourmande à la boulangerie AKI, juste à une centaine de mètres des restaurants de lamen. Une fois passée la devanture typiquement parisienne, vous êtes propulsé dans une boulangerie pâtisserie comme à Tokyo, par les produits proposés, par l’ambiance, par le sourire et l’accueil naturel du personnel. Vous trouverez bien sûre votre baguette, vos pains et vos pâtisseries classiques bien françaises.  
Vous trouverez surtout en bonus des pâtisseries revisitées à la mode japonaise (les éclairs et mille feuille au matcha sont délicieux), des petits pains japonais moelleux et farcis (au curry, à la saucisse saucisse, à la crème d’azuki..), des plats cuisinés comme le porc tonkatsu (porc pané) servi avec des légumes et du riz, l’équivalent du sandwich français, des bouchées de riz enveloppées dans des feuilles d’algue croustillante. Bref, de quoi satisfaire une envie d’encas, de repas ou simplement de pause gourmande car vous pouvez aussi siroter un café, un thé, une boisson soit au comptoir, soit sur la terrasse. Faites attention, vous devenez vite addict de ce lieu ! Tous les employés des bureaux du coin s’y pressent à midi pour en faire leur lieu de restauration préférée ! Les japonais en visite à Paris s’y retrouvent. Pour 7.50€, vous dégustez un sandwich de qualité, une pâtisserie et une boisson. Les plats cuisinés sont à 8en moyenne. Les en-cas commencent à 1€ !

Aki boulangerie, 16 rue Saint Anne, 75001 Paris.

mercredi 27 juin 2012

Higuma, restaurant japonais de lamen


Que serait la visite touristique du quartier japonais de Paris sans la dégustation d’un ramenラーメン, ces nouilles fraîches servies dans un bouillon ou sautées, accompagnées de garnitures de viandes, produits aquatiques, légumes, algues…Parce qu’il est 16 heures et que mon restaurant de ramen préféré Naritake est en pause d’après midi (une exception dans le quartier), nous sommes donc allés chez Higuma ouvert en non stop de 11h30 à 22h. Vous êtes d’emblée prévenu : ici, il faut toujours faire la queue, minimum 15 minutes d’attente. 
Mais comme disent les spécialistes du marketing, vous êtes dans une attente dynamique car le spectacle du travail des cuisiniers s’offrent sous vos yeux ! Vous avez le temps de voir le contenu des bols de vos voisins en pleine dégustation pour finaliser votre choix. Pour nous, c’était facile. 2 menus set à 10€, l’un Syoyu set, l’autre Yakisoba set. 
Les deux menus commencent par 7 pièces de Gyoza. Ce sont des petits raviolis à base de porc, grillés, accompagné d’une sauce de soja, et d’huile pimentée selon vos envies. Ils sont excellents.
Puis, le Syoyu sont des lamen servi dans un bouillon de sauce de soja, de viande de porc (une tranche), de pousse de bambou et de germe de soja. Les lamen sont al dente, le bouillon un peu salé (sauce de soja oblige), et un peu gras (prisé par les japonais car vecteur de goût).
Le Yakisoba sont des lamen sautés avec du porc, du calamar, des légumes avec de la sauce de soja, avec en condiment, du gingembre en vinaigre.
Vous êtes ici dans de la restauration rapide de plats populaires japonais, avec des prix moyens de 8€. Vous avez l’assurance de déguster un produit de qualité, chaud et servi très rapidement ! Une petite immersion dans le manger nippon ! Découvrez ici les autres recettes proposées par Higuma.

dimanche 24 juin 2012

Causses, épicerie fine


C’est lors d’une promenade dans SOPI (South Pigalle pour les initiés !) que j’ai découvert cette épicerie fine d’un genre unique. J’ai été séduit d’emblé par l’atmosphère dégagée par le lieu : un brin rétro, un brin moderne, baigné de lumière, avec de beaux produits qui vous donnent faim d’emblée
Les fruits et légumes sont produits par des maraîchers de l’Yonne, cultivés en plein champs, exposés comme des œuvre uniques. Les olives, les légumineuses sont disposées dans des jarres ou des bassines en libre service, 
les charcuteries sont tranchées avec un trancheur commandé par une manivelle manuelle. En passant devant chaque rayon, votre nez sera titillé par de bonnes odeurs : de charcuteries séchées, de fromages, d’olives marinés, de notes d’agrumes…brefs, un lieu vivant !    
Pour étancher votre soif, vous pouvez presser votre jus d’orange en libre service. Il suffit de prendre une bouteille vide accrochée sur des picots, de la positionner sur la machine à presser le jus d’orange, et d’appuyer sur le bouton Un geste très ludique.  
En plus de l’épicerie fine qui vous permet de faire vos courses quotidiennes, avec du très bon pain, les Causses vous proposent aussi  une restauration de qualité avec des soupes, des sandwichs, des plats, des desserts, tous fabriqués du jour et avec des produits de saison. Vous pouvez même prendre des cours de cuisine. Ici, le rôle d’épicier reprend tout son sens : un lieu d’approvisionnement, un lieu de rencontre, un lieu de savoir, de quoi recréer du lien social dans tout un quartier ! L’épicerie accueille chaque semaine en stage des jeunes en CAP de cuisine ou de restaurant. Ils vous aident dans vos achats, vous accompagnent et vous proposent même des menus de saison à réaliser chez vous.
Pourquoi Causses ? Causses est une région située dans le Larzac où sont produits le roquefort français, symbole du terroir et de l’authenticité. Ici, tous les produits proposés sont libérés de colorants, de conservateurs, d’additifs alimentaires, des produits éco-responsables, attentifs aux savoirs faire traditionnel, et aux saisons.

55 rue Notre Dame de Lorette, Paris 9

vendredi 22 juin 2012

Joana Vasconcelos au Château de Versailles

 
Après la langouste de Jeff Koons, c’est au tour de Joana Vasconcelos d’exposer ses casseroles et couvercles au Château de Versailles ! Elle est la première femme à exposer de l’art contemporain dans ce lieu si prestigieux. L’œuvre qui m’a tapé dans l’œil, déjà exposé dans les Jardins des Tuileries lors de la FIAC, est un escarpin de 4 mètres de haut, nommé « Marilyn ». Il est composé uniquement de casseroles et de couvercles, un pied de nez de la femme aux fourneaux qui s’érige en icône glamour. Il est exposé dans la galerie des glaces, là où transitent tous les visiteurs. D’autres œuvres aussi magnifiques vous attendent, installées ici et là dans le Château.

Pour découvrir l’artiste Joan Vasconcelos et son programme d’exposition à Versailles, cliquez ici.

Optimisez votre déplacement au château en visitant aussi le Potager du Roi à Versailles, magnifique en cette saison, câliné par son responsable Antoine Jacobsohn.

mercredi 20 juin 2012

LGBT Pride cookie

 
Si vous suivez l’actualité américaine pour les prochaines élections présidentielles, vous n’êtes pas sans savoir que le président Barak Obama s’est déclaré favorable au mariage des couples de même sexe. Un acte concret vaut mille discours pour confirmer cet engagement : lors de la réception annuelle des représentants des LGBT (lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre) à la Maison Blanche la semaine dernière, il avait fait servir aux journalistes présents un cookie décoré aux couleurs du « Rainbow flag », le drapeau aux couleurs de l’arc en ciel de la communauté LGBT. Les LGBT Pride cookies étaient fabriqués par le chef pâtissier Bill Yosses de la Maison Blanche. D’après les journalistes présents, ils étaient croustillants, riches en beurre, avec un glaçage royal aux couleurs de l’arc en ciel. Ce n’est pas la première fois que la Maison Blanche utilise le cookie comme un outil de communication politique. Le chef pâtissier Bill Yosses avait déjà crée un « Boo cookie » pour rendre hommage au chien présidentiel ! Ces LGBT Pride cookie donneront sûrement des idées de marketing pour les pâtisseries parisiennes ! Certains diront, pourquoi n'ai-je pas eu cette idée avant ?

Banquet De Honesta Voluptate 2012, Société des Amis de Jean-Louis Flandrin

 
Les rois de France François 1er et d’Angleterre Henri VIII, et leur cour, avaient-ils passé plus de quatre heures à table lors de leur rencontre au « Camp du Drap d’or » en juin 1520 ? Nous si ! C’est le temps qu’il nous a fallu dimanche 17 juin 2012  pour déguster aux 25 mets proposés en trois services pour notre banquet, inspiré des fastes et des raffinements de table du « Camp du Drap d’or ». Les recettes dégustées sont tirées des ouvrages : The Forme of Cury, Londres, 1390 ; Manuscrit Arundel, Ancient Cookery, 1425; Austin Thomas, Two fifteenth century cookery books, Londres 1430 et 1440; Thomas Dawson, The Good Housewife's Jewel, 1596, Guillaume Tirel dit Taillevent, Le Viandier, XIVème-XVème s. ; Maitre Chicart, Du fait de cuysine, 1420, Nostradamus, Traité des confitures, Lyon, 1555, Platine en francoys très utile et nécessaire pour le corps humain qui traicte de honneste volupte et de toutes viandes et choses que lomme menge ...1505. Le menu royal servi est le suivant. Les photos pour chaque service se lit de gauche à droite, ligne après ligne.

1er service
Soupe au fenouil, Cécile Baudry 
Brouet vert, Mohamed Oubahli
Potage de mouton, Mohamed Oubahli
Potage de courges, Anne-Claire Si Fodil
Rosée de poulaille, Anik Buj
Crème d'amandes, Christine Daynac
Tarte de courges, Christine Braemer
Tarte blanche, Georges Carantino
Egurdouce, Pierre Saunier

2ème service
Soupe a moustarde, Vincent Chenille
Cormarye, Catherine Bizy
Salade, Viktoria von Hoffmann
Bœuf rosti, Serge Buj
Maquerel Frais,  René Le Joncour
Tarte de Brie, RolandeBonnain-Dulon
Pastés de Paris, William Chan Tat Chuen
Tarte aux nectarines, René Le Joncour
Tarte aux fraises,  Frédérique Desbuissons

3ème service
Tarte de massepain, Olivier Durand
Darioles, Nadia Labatut
Confiture de pétales de rose, Anik Buj
Confiture d'orange amère, Anik Buj
Confiture de melon, Anik Buj
Écorce d'orange confite, Anik Buj
Gingembre confit, Anik Buj

Pain: Antoine Jacobsohn
Vin: Anik Buj
Lambic: Jean-Pierre Van Roy, Brasserie Cantillon

Les recettes détaillées sont disponibles sur le blog de l’association De Honesta Voluptate (de l’Honnête Volupté). Chacune d’elle était préparée par les membres de l’association dont le nom figure à la suite de la recette. Nous avons tous connus le même défi : Comment interpréter en version actuelle des recettes qui datent du XIV au XVIème siècle qui ne donnaient aucune indication précise sur les quantités d’ingrédients utilisés ? Comment traduire et comprendre le langage de ces recettes qui n’est plus pratiqué ? Par quels ingrédients remplacer ceux qui ne sont plus en vogue de nos jours ? Lors du dernier séminaire pour préparer ce banquet, après le choix de notre recette, nous avons tous bénéficié des lumières des historiens de l’alimentation, des cuisiniers et des passionnés de la cuisine, tous membres de l’association. Ainsi, lorsque le titre de la recette commence par « potage », il ne faut pas s’attendre à un met liquide. « Potage » signifie cuit à l’eau. De même, « aucunement » ne veut pas dire « rien », mais « un peu ». « Aucunement du cannelle » signifie « un peu de cannelle ». La grande découverte de la dégustation, c’est le décalage entre l’idée que l’on se faisait de la recette, et la recette réelle. Certaines recettes étaient des bombes à retardement pour l’éclosion du mauvais cholestérol. Elles étaient tellement riches en saindoux, en sucre, en fromage ! Une diététique d'un autre temps. Sur les recettes dégustées, le légume avait une présence très discrète. Le service de la Salade de Viktoria von Hoffmann était un moment de rafraîchissement et de ravissement! Toutes les recettes étaient toutes réussies. Ne perdons pas de vue que l’association De Honesta Voluptate regroupe les meilleurs historiens et praticiens de l’alimentation. Certains participaient à leur dixième banquet ! Les fleurs de lys, qui décoraient mon « Pastés de Paris », ont réchauffé le cœur des nostalgiques des Rois. Vivement le banquet de l’année prochaine !

MAD2 Foodcamp, Copenhague


«Le MAD Foodcamp devrait être la célébration sans ambages de la nourriture dont j'ai toujours rêvé, mais que je n'ai pas encore vécue. Les chefs, les fermiers, les cueilleurs, les consommateurs, les chercheurs, les distributeurs et les journalistes culinaires ont très envie de se rencontrer en face à face pour partager leurs connaissances et s'inspirer mutuellement». Après le succès de sa première édition l’année dernière, le chef René Redzepi du Noma reprend son habit de maître de cérémonie pour réunir tous les experts multidisciplinaires autour de l’acte de manger pour un think tank les 1er et 2 juillet 2012 à Copenhague. Si la première édition était consacrée sur les végétaux sauvages, cette deuxième édition traitera de « l’influence du monde naturel sur le monde intérieur de chaque personne », en plus simple, l’effet bénéfique d’une alimentation de proximité, de saison sur le bien être physique, phycologique des consommateurs.  « Les chefs, nous avons maintenant des responsabilités qui dépassent nos capacités à manier les couteaux de cuisine. Nous avons maintenant l’opportunité, voir même l’obligation, d’informer le public de ce qui est bon et pourquoi » déclare encore René Redzepi.  Ainsi, le rôle du cuisinier est d’être conscient du monde qui l’entoure, sa cuisine doit agir sur le plaisir, la santé, l’environnement, le social, l’économie.. Son discours est fidèle à la déclaration de Lima de novembre dernier sur « Qu’est-ce qu’un chef de demain ? ». MAD signifie «nourriture» en danois. Cet événement est sponsorisé par le « Food organisation of Denmark », proche de notre ministère de l’agriculture. Le MAD foodcamp vise à devenir une expérience alimentaire nationale ayant une portée internationale accueillant des milliers de visiteurs chaque année. Les chefs qui ont annoncé leur participation est impressionnante, avec un seul français Marc Veyrat.
Le MAD aura lieu au Refshaleøen, Copenhagen. Le prix d’entrée pour les deux jours est de 2000 DKK. Ce forfait comprend le petit déjeuner, le déjeuner, les pauses pour chaque jour.

Tous les détails du programme se trouvent ici.

dimanche 17 juin 2012

Pastés de Paris

 
Comme chaque année,  notre séminaire des Rencontres de l’honnête Volupté s’achève par un banquet de tous les membres de l’association et des intervenants du séminaire de l’année. Le thème du banquet cette année est celui du « Camp du drap d’or ». Il remémore les fastes et les raffinements de bouche déployés à la fois par le roi de France, François 1er et le roi d’Angleterre, Henri VIII, révèle les diplomaties des deux cours rivales qui se rencontrent en juin 1520 dans les Flandres, chacun cherchant à impressionner l’autre. 
Le but de François 1er était de signer un traité avec Henri VIII pour déjouer les intrigues de Charles Quint. La série télévisée épisodes 101 et 102 «The Tudors » décrit merveilleusement cette rencontre. Encore cette année, c’est la présidente de l’association Anik Buj qui coordonne ce banquet, avec des recettes proposées par l’historienne Michèle Barrière, et la spécialiste en conseil et image de l’alimentation, Anne Claire Si Fodil. Toutes les deux ont fait un travail remarquable de recherche et de travail historique sur les recettes dégustées lors de ce Camp du drap d’or. Ces recettes nous avaient été communiquées, et chaque membre de l’association est invité à cuisiner au moins une recette pour le banquet. Pour ma part, j’ai choisi une recette anglaise, le « Pastés de Paris », extrait du livre d’Austin Thomas, « Two fifteenth century cookery books », Londres d'après deux manuscrits rédigés en 1430 et 1440, recopiés en 1450...Voici la recette traduite :
Prenez de belles cuisses de porc et de veau et mettez-les ensemble dans un pot. Et couvrez-les de bouillon et de vin et faites bouillir jusqu'à ce que la viande ait assez bouilli. Retirez du feu et laissez refroidir un peu. Et mêlez dedans des jaunes d'oeufs crus, du gingembre en poudre, du sucre, du sel et des dattes hachées et des raisins secs. Et préparez des rondelles de pâte, mettez dessus la viande et couvrez de pâte et faites cuire le temps qu'il faut.
Pour les cuisiniers actuels habitués aux recettes avec des grammages très précis, élaborer une recette du passé est toujours un plaisir et un défi. Ma recette se rapproche-t-elle de l’original ? Voici mon interprétation du Pastés de Paris pour 8 à 10 personnes, avec un moule de 22 cm de diamètre.
J’ai mis dans une cocotte 1kg de cuisse de veau, 500g de cuisse de porc coupés en gros morceaux, quelques feuilles de laurier, 50g de gingembre frais en lamelle (pour apporter plus de saveurs), 0,5 litre de fond de veau (ma version du bouillon), puis j’ai mouillé l’ensemble avec du muscadet à hauteur. Après ébullition et chuchotement de la soupape de la cocotte, je réduis le feu et laisse cuire 30 minutes. J’ai fait cette préparation la veille pour laisser aux viandes le temps de s’imprégner de tous les arômes. La veille aussi, je fais macérer 100g de raisins secs dans le muscat.
Pour la préparation de la pâte pour chemiser le moule. J’ai sablé ensemble 250g de farine, 125g de beurre, avec 5g de sel, 5 g de sucre et 30g de poudre de gingembre. Puis, j’ai ajouté 3 jaunes d’œufs et la moitié d’un pot de yaourt nature, soit 60g. Je fraise l’ensemble jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène.
Pendant que ma pâte se repose au moins pendant une heure, je décante les morceaux de veau et de porc, que je coupe en dès. Je coupe aussi en dès 100g de dattes, puis je les mélange avec les raisins secs gonflés au muscat. Je récupère 20 cl de mon jus de cuisson des viandes. Je l’épaissis avec 1 cuillère à soupe de fécule de maïs. Dès l’ébullition, la sauce s’épaissis. Je coupe le feu, rajoute les morceaux de viandes froides. Je commence par mélanger la viande avec la sauce, puis je rajoute deux jaunes d’œufs pour achever la liaison. Rectifier l’assaissonnement.
Je reprends ma pâte, la divise en deux boules 2/3 et 1/3. J’étale la première boule 2/3 pour chemiser le moule. Petite astuce, j’ai gardé les blancs d’œufs de la pâte. Je badigeonne avec un pinceau le fond de la pâte avec le blanc d’œuf pour créer un « vernis imperméable » entre la pâte et la sauce de la farce. Puis, je le fond de pâte remplis avec la farce. Prenez soin aussi de bien tasser la farce pour avoir une surface plane.
J’étale ensuite la deuxième boule de pâte pour obtenir un cercle aux dimensions du moule pour couvrir le Pastés. Je creuse un petit trou en son centre pour servir de cheminé lors de la cuisson.
Pour le montage final du Pastés, je rabats les bords de la première pâte vers l’intérieur. Je badigeonne les bords avec de l’œuf battu, puis je dépose dessus le cercle de pâte pour fermer le pastés. Je n’ai pu résister de décorer mon Pastés de Paris avec des fleurs de lys ! Je badigeonne le dessus avec de l’œuf battu avant de le faire cuire au four en deux temps. 30 minutes à 180°C, puis 45 minutes à 160°C.
Sur le plan gustatif, mon interprétation du Pastés de Paris donne un sucré salé parfumé au gingembre, très agréable en bouche. La saveur du vin est toujours présente mais subtile. Les morceaux de viandes prélevées dans la cuisse sont un peu secs. Il manque du moelleux apporté par le gras et des parties plus gélatineuse des viandes. Le fait d’avoir gardé une sauce liée dans la farce amène malgré tout une sensation de moelleux dans les morceaux de viande. Mes premiers dégustateurs me réclament déjà un deuxième Pastés de Paris ! En ces temps là, l’usage des épices comme le gingembre en poudre, l’usage des dattes qui viennent aussi de pays lointain est un signe de distinction sociale.
Je pense que cette recette sera encore plus délicieuse avec une pâte feuilletée et en portion individuelle. Mais la pâte feuilletée n’était pas encore née au moment de cette rencontre du « Camp du drap d’or » !

vendredi 15 juin 2012

Desserts signés Pierre Hermé chez ANA


Jusqu’à présent, ce sont les grands chefs cuisiniers qui sont sollicités pour signer les cartes des classes élites des compagnies aériennes. Depuis le 1er juin 2012, c’est la compagnie japonaise ANA (All Nippon Airways) qui innove en proposant une carte de desserts de luxe signés par le grand chef pâtissiers parisien Pierre Hermé. Ce sont les passagers de la first class qui vont inaugurer ce privilège sur les vols Narita vers l’Europe et les Etats-Unis.
Ils vont pouvoir déguster les trois desserts créés spécialement par Pierre Hermé :
Une compote de fruits dans un sirop au poivre de Sarawak, cream cheese et sacristain.
Une crème au thé vert matcha, accompagnée de châtaigne poêlées
Une tarte « Yu » au chocolat doux-amer.
Il faut attendre début septembre pour que ce privilège soit étendu à la business class.
Un piège gourmand qui peut générer de nouveaux passagers !
Pierre Hermé est connu des japonais pour ses macarons et ses pâtisseries so frenchy. Rien qu’à Tokyo, il dispose de 8 boutiques. Si vous n’avez pas la possibilité de voyager en class élite first et business sur ANA, sachez que vous pourrez quand même déguster à ces trois créations durant le mois de juillet au Bar Chocolat de sa boutique à Aoyama.
Découvrez le raffinement du service d’ANA ici.

Housebites, c’est moi qui l’ai fait !


Housebites (bouchées maison en français) avait révolutionné le service traiteur des livraisons des repas à domicile à Londres. Il vous livre des plats cuisinés du jour au prix d’une pizza (12 £ en moyenne). Tous les produits cuisinés sont fabriqués par des chefs professionnels à partir des produits de saison. Le principe est simple : vous vous connectez sur le site web, vous cliquez sur les chefs de votre quartier, vous cliquez sur leurs photos, découvrez leur menu du jour, passez commande, payez et vous êtes livrés à domicile ! De quoi organiser rapidement un petit déjeuner, un déjeuner, un dîner en toutes circonstances. 
Depuis quelques jours, Housebites a lancé un nouveau service « Pretend you cooked », faire croire à vos invités que c’est vous qui avez cuisiné ! Pour cela, moyennant 6€ en plus, Housebites vous livrera selon vos recettes commandées, une poêle graisseuse, des spatules tachés de sauce, une casserole avec un fond de sauce, des épluchures pour votre poubelle ! Vous aurez juste besoin de quelques minutes pour mettre en scène votre cuisine pour montrer que vous avez cuisiné ! Si vous rendez le matériel nettoyé, vous avez une réduction de 3€ ! Le directeur de Housebites a lancé ce nouveau service suite à la demande pressante de ses clients !

Culture de table : échanges entre l’Italie et la France (XVème siècle- mi XVIIème siècle)

 

C’est le colloque « Culture de table : échanges entre l’Italie et la France (XVème siècle- mi XVIIème siècle » des 13 et 14 septembre 2012 qui clôtura l’exposition « Festin de la Renaissance » au château royal de Blois. Voici le programme détaillé de ce colloque. Pour y participer, contacter directement le château royal de Blois

Véritable événement scientifique et historique, ce colloque international abordera la question de l'influence italienne sur la cuisine française avec l'apport de trois grands éléments : l'arrivée des légumes, l'arrivée du sucre et les manières de table.
La question controversée de l’influence de l’Italie sur la cuisine française sera au coeur de ce colloque.
Son objet est de repérer et d’évaluer, entre le XVe siècle et la première moitié du XVIIe siècle, les influences réciproques entre l’Italie et la France dans le domaine de l’alimentation, de la production des mets à leur consommation. Sans perdre de vue la question centrale des échanges entre l’Italie et la France, la prise en compte des apports d’autres aires culturelles, par exemple les Etats bourguignons ou l’Espagne, devrait également nous permettre de nuancer les réponses.

Jeudi 13 septembre

9h accueil des participants

Ouverture du colloque : Entre mythe et réalité
Mot d’accueil
Présidence de séance : Elisabeth Latrémolière, château royal de Blois s)
9h. 30 Introduction : P. Brioist et Fl. Quellier
10 h. « Catherine de Médicis, la reine à la fourchette. L’élaboration d’un mythe. Essai d’historiographie (XVIIIe-XXe siècle) », Loïc Bienassis (Tours) et Antonella Campanini (Pollenzo)


Entrée de table : mise en scène de la cuisine
Présidence de séance:Allen J. Grieco (Florence)
10 h 45: « Des cuisines aux salles : des lieux pour la bouche », Alain Salamagne (Tours)

11 h 15:«The material culture on the table: representations in context », Marta Caroscio (Florence)

11 h 45: « Un noble au service d’un art : l’écuyer tranchant en Espagne et en Italie à la fin du Moyen Âge », Olivia Parizot (Versailles- Saint-Quentin-en-Yvelines)
12 h 15 – 12 h 45 débat

12 h 45 – 14 h repas
Service du potage : livres de cuisine
Présidence de séance :  Bruno Laurioux (Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines)
14 h 15 : “Translatiogustatuum: The Frenchification of Platina’sDe honestavoluptate et valetudine”, Timothy J. Tomasik (Valparaiso, Indiana, USA)
14 h 45 : «La cuisine de Jean Bruyérin-Champier : entre tradition et emprunts », Madeleine Ferrières (Avignon)
15 h 15 : « Reflections on Catherine de Medici’s Copy of Scappi’sOpera », Deborah L. Krohn (New-York)
15 h 45 – 16 h 15 débat
16 h 15 – 16 h 30 pause

16 h 45 – 18 h 45 : visite commentée du château royal de Blois et de l’exposition « Festins de la Renaissance »
20 h repas de gala

Vendredi 14 septembre
9 h accueil des participants
Premier rôt : à la table de l’aristocratie
Présidence de séance: Timothy J. Tomasik
9 h 15 : “La table de Marie de Médicis” Fanny Kieffer (Tours)
9 h 45 : « La consommation du lait et des produits laitiers dans les pratiques alimentaires, la culture curiale et la pensée économique de France du XVIe – première moitié du XVIIe siècle », Ekaterina Bulgakova (Moscou)
10 h 15 : « L'Italie à la table des Guise (1526-1581) », Marjorie Meiss-Even (Lille)
10 h 45- 11 h 15 débat
11 h 15 – 11 h 30 pause
Second rôt: “Par mets et par mots”
Présidence de séance : Jean Céard (Paris Ouest Nanterre La défense) 
11 h 30: « De la Toscane à la France, Léonard de Vinci et l’alimentation», Pascal Brioist (Tours)
12 h 00: « Imaginaire culinaire et pratiques de table dans les récits de voyage français et italiens (XVe-XVIe siècle) », Francesca PucciDonati(Bologne)
12 h 30 – 13 h : débat
13 h – 14 h 30 repas
Issue de table : Des fruits et légumes d’Italie et d’ailleurs
Présidence de séance : M. Montanari (Bologne)
14 h 40 : “Les fruits des Médicis : planter, collectionner, décrire », Allen J. Grieco (Florence)
15 h 10 : « L’engouement pour les fruits et légumes au XVIe siècle en France, un goût d’Italie ? », Florent Quellier (Tours)
15 h 40 : « L’Italie et la France face aux apports alimentaires du Nouveau Monde », Marika Galli (Besançon)
16 h 10 – 16 h 40 : débat
16 h 40 – 16 h 50 : pause

16 h 50 : Conclusions du colloque par Mary Hyman


mardi 12 juin 2012

Les séductions du Palais, Cuisiner et manger en Chine


La beauté et le raffinement des arts de la table en Chine ? Vous allez pouvoir les admirer à travers une sélection de vaisselle exceptionnelle en provenance musée nationale de Chine : vaisselle en poterie néolithique, bientôt métamorphosée en bronze sous les trois premières dynasties royales (2e et 1er millénaires avant notre ère), convertie en laque (à partir du 3e siècle av. J.-C.), puis en vaisselle d’or et d’argent sur les tables des palais des Tang (618-907) avant que ne triomphe définitivement la délicate porcelaine sous les Song (960-1278). Quelques pièces en provenance du musée Guimet complète la série exposée.
L’évolution de cette vaisselle propre à chaque époque nous raconte aussi les manières et les rituels de tables, les subtilités de l’art culinaire qui évoluent avec la métamorphose des récipients. C’est ainsi que sont évoquées les grandes inventions gastronomiques chinoises, comme celle des pates alimentaires, du thé. Le parcours vous invite aussi à découvrir les cuisines régionales chinoises. L’exposition se termine par une installation vidéo conçue spécifiquement pour le musée du quai Branly par le collectif d’artistes contemporains PLEIX. Le point de départ est le concept du « plateau tournant » des restaurants chinois, qui préserve l’harmonie de la présentation des mets, et facilite l’accès des mets à tous les convives.
Cette exposition du 19 juin au 30 septembre se tient au Musée Quai Branly.
Pour celles et ceux qui ne sont pas à Paris, les éditions Actes Sud publie le catalogue de l’exposition avec le livre « Les séductions du Palais », par Jean Paul Desroches, Françoise Sabban, Thomas Duval.

lundi 11 juin 2012

Bordeaux fête le vin

 
Une bouteille de vin sur 4 de Bordeaux est vendue à l’exportation en Chine et à Hong Kong, ce n’est donc pas un hasard si pour cette 8ème édition de « Bordeaux fête le vin », c’est la ville de Hong Kong, (香港le port parfumé) qui est l’invité d’honneur. Plus de 500 000 personnes sont attendues du 28 juin au 1er juillet 2012 entre la place des Quinconces et les quais. Si vous y allez pour le plaisir, sachez que de nombreuses animations vous attendent. Il y a bien sûre les dégustations de vin (dont une dans le noir pour bouleverser vos sens !), la littérature autour des vins, des concerts de musique, de l’art à travers des bouteilles XXL de 2,5 à 4 mètres customisés par les artistes, un feu d’artifice…La ville vous rappelle que cette fête du vin, « ce n’est pas pour boire, c’est fait pour découvrir le vin et le déguster ». Le dosage des verres de dégustation est ramené de 7 à 5 cl ! Des éthylotest sont mis à disposition sur les stands. Trois restaurants gourmands vous proposent les meilleurs produits de la région Aquitaine, accompagné d’un verre de vin. Hong Kong oblige, les chinoiseries seront aussi au menu.

Découvrez ici le programme détaillé ainsi que les prix des pass.

dimanche 10 juin 2012

Dans le cellier du Domaine de Châteauvieux, Satigny


Visiter le cellier d’un restaurant de prestige, comme celui du domaine de Châteauvieux, est un voyage dans le temps, une contemplation du savoir faire des vignerons de France et des autres régions du monde, une émotion rare lorsque j’ai pu saisir de mes propres main cette bouteille du château d’Yquem Lur Saluces qui date de 1893 ! 
Le moment est encore plus exceptionnel lorsque mon guide n’est autre du Pierre Chevrier, esthète, passionné et collectionneur de grands vins. Il est l’auteur du livre « Le vin d’hier, vins historiques et d’exception » aux éditions Slatkine. Ce soir là, il m’avait fait dégusté deux flacons de sa collection, lors du dîner pris dans la salle à manger du cellier, une pièce intime, au calme, avec une vue sur des milliers de bouteilles qui nous contemplent.
Le premier flacon dégusté est un Arbois Chardonnay 1987 de Camille Loye. Ce vin a une robe or profond, avec un nez puissant, marquée par une oxydation bien maîtrisée. En sent en bouche des notes d’abricot, de figue. La sensation est longue et puissante.
Le deuxième flacon est un vin suisse, une Marsanne blanche 1995, grain noble de Marie Thérèse Chappaz. Ce vin a une robe ambrée, avec des reflets roux. Son nez dégage des arômes de fruits confits avec beaucoup de finesse. En bouche, il est rond, soyeux. On sent des éclats de fruits secs, de figue avec une légère touche d’agrume.
Pour accompagner ces deux flacons, un dîner simple, au sens de 2 étoiles, signé Philippe Chevrier avec deux amuses bouches, une salade en entrée, une sole et un dessert.
Cannelloni de saumon à la chair de crabe royale de Norvège, gelée de pomme verte, caviar osciètre.
Une association parfaite en bouche, avec la douceur du saumon relevée par le goût iodé du caviar et de la chair de crabe, juste soulignée une voile d’acidité de la gelée de pomme verte. L’iode est aussi amené par le pain grillé, coiffé d’un beurre d’algue qui accompagne l’amuse bouche.
Huître à l’infusion de citronnelle et vodka
Une saveur iodée en bouche, exacerbée par les notes très subtiles de citronnelle et de vodka.
L’infusion servie tiède, mousseuse et velouté en bouche, met en valeur la gorgée d’Arbois Chardonnay 1987, juste bue après, et qui est fraîche.
Salade mêlée, tomates et asperges
Il ne s’agit que d’une salade de tomates, d’asperges et d’endives. Mais le dressage est royale, poétique.
Sole poêlée, sauce morilles, Ravioli tigré en encre de seiche à l’homard Breton
La sole arrive entière en salle, avec le maître d’hôtel qui lève les filets. Je ne me lasse pas d’admirer la dextérité et l’élégance de ses gestes. J’observe de suite la juste cuisson de la sole, juste nappée d’une crème généreuse aux morilles. L’appellation ravioli tigré m’a ravi. Les pâtes de raviolis sont justes marqué d’un trait d’encre de seiche. Mais quel plaisir visuel ! Le luxe, c’est cela. Une succession de petits détails. De même, la fleur de ciboulette qui décore le plat provient directement du potager des arômes du domaine, visité dans l’après midi.
Pain de Gene au citron, marmelade de mangue, sorbet fruit de la passion, lait de coco
Un dessert aux saveurs exotiques, qui vous emmène en voyage, et qui s’accorde merveilleusement avec le Marsanne blanche 1995 de Marie Thérèse Chappaz.

Cette dégustation de vins et ce dîner représente la quintessence d’un plaisir sensoriel. Tout y était : le cadre du cellier, les mets et les vins fins, la bonne compagnie. Le petit plus : la qualité et la discrétion du service suisse, de ce domaine du Châteauvieux à Satigny, juste à 30 minutes de Genève.