jeudi 24 mai 2018

Trois bouteilles de vin jaune d’Arbois de 1774 aux enchères à Lons le Saunier


Pour les passionnés, la vente aux enchères de bouteilles de vins anciens à Lons le Saunier le samedi 26 mai 2018 dès 14 heures sera un grand moment. Les stars du catalogue sont trois bouteilles de vin jaune qui datent de 1774. Les vignes de ces bouteilles étaient taillées sous Louis XV, et vendangées sous Louis XVI. Ce sont les plus vieilles bouteilles du vin au monde en circulation. Avec une mise à prix estimé entre 15000 et 20000€. Les enchères risquent de s’envoler. Déjà en 2011, une bouteille de vin jaune de la même année a atteint 57000€, remporté par Pierre Chevrier, un collectionneur et amoureux de vins anciens. Il raconte cette expérience et l’histoire de ce vin dans un livre passionnant, « L’Arbois jaune1774 ». Ces trois bouteilles de vins proviennent de la plus belle cave du département, située à Arbois. Il appartenait au Commandant Georges Grand (1886-1974) un militaire passionné de vins. Elles ont été produites par le vigneron arboisien Anatoile Vercel (1725-1786). Les spécialistes estiment que ces vins sont encore buvables ! Cette vente sera aussi un moment historique.

mercredi 23 mai 2018

Franck Putelat, chef des restaurants du musée de la Romanité, Nîmes


C'est le 2 juin 2018 que le musée de la Romanité de Nîmes, dessiné par l'architecte Elizabeth de Portzamparc, ouvrira ses portes au public. 
Situé juste en face des arènes, vous serez immergé dans le monde romain par des parcours sensoriels, des visites virtuelles en 3D. Est-ce que les saveurs romaines seront aussi au rendez-vous dans le café du Musée, ou à la Table du 2 avec un concept bistronomie ? Les réponses seront données par Franck Putelat, chef étoilé du parc à Carcassonne qui préside aux destinées de ces deux espaces de restauration. Médaille d’argent aux Bocuse d’or 2007, sa candidature a séduit la ville par son concept des « quatre temps »déjà mis en œuvre dans son restaurant à Carcassonne : des menus qui évoluent en fonction des saisons de l’année. Soit une évidence pour tout chef sérieux. Mais son petit plus, c’est d’inviter aussi un grand chef international pour signer un plat, donnant à chaque saison une connotation de saveur lointaine. 
Les plats signatures du chef Putelat sont par exemple son Tartare d’huître de  Tarbouriech / son filet de bœuf Bocuse d’argent clouté de truffe noire et de lard de colonata /sa bouillabaisse de foie gras de canard… Avec des menus annoncés entre 20 et 32€, est-ce que les saveurs de la Rome française ancienne seront aussi au rendez-vous ? 
En attendant l’ouverture du musée, vous pouvez déjà profiter du patrimoine romain exceptionnel de la ville entre les arènes, 
la Maison carré, le temple de Diane, les magnifiques jardins de la Fontaine avec l’Ausguteum, l’enclos sacré dédié aux empereurs romains et leurs familles.


La brandade de Nîmes


Un séjour à Nîmes ne se conçoit pas sans la dégustation d’une brandade de morue fraîche. Dégustée froide ou chaude sur une tranche de pain croustillante, c’est un plaisir simple avec une saveur incomparable. Rendue célèbre vers 1830 par le cuisinier Durand, la « Nîmes » comme disent les locaux, est juste composée de morue, de lait et d’huile d’olive jusqu’à l’obtention d’une pâte blanche crémeuse. La version chic se trouve enrichie de quelques lamelles de truffes noires de l’Uzège. 
Si on origine reste inconnue, sa création vient de la rencontre des pêcheurs de cabillauds et du sel du midi. Dans ces temps anciens où le réfrigérateur n’existait pas encore, le sel était le meilleur moyen pour conserver le poisson. Ces pêcheurs venaient à Nîmes échanger leur morue contre le sel provenant d’Aigues-Mortes du midi. La brandade de Nîmes se vend aussi en pot en conserve. C’est une recette de consolation pour les personnes qui ne sont pas sur place.

mardi 22 mai 2018

Feria de la pentecôte de Nîmes 2018 : paëlla et gardiane de taureau dans les assiettes !


Chaque année depuis 1952, à l’occasion du weekend de la pentecôte, Nîmes entre en feria presque la semaine. La ville propose dans ses arènes les corridas qui réunissent les meilleurs toreros des meilleurs élevages. 
C’est aussi une très belle fête populaire avec les trottoirs et les grandes places transformés en bars, bodegas et restaurants, dans une ambiance musicale très joyeuses et très bruyante. 
Il y a de la musique partout. Si vous avez oublié votre tenue pour la fête, 
des marchés vous proposent tout le nécessaire : entre fleurs à piquer dans les cheveux, chapeau, ou robe à frange… 
Des fanfares et peñas déambulent dans les rues et sur les boulevards pour les animer. 
Le soir, des concerts de musiques sont proposés partout.  Ici, on n’a pas besoin d’être imbibé d’alcool pour se déhancher ! 
Dès la sortie de la gare, vous êtes déjà dans l’ambiance avec un village andalou qui vous accueille.
Les deux recettes les plus prisés durant cette fête sont la paella et la gardiane de taureau. Il faut plus parler de paëlla au pluriel car les garnitures proposées sont très différentes d’un stand à l’autre. Il y a des paellas qu’aux fruits de mer, qu’au poulet, et même végétariens avec des beaucoup de légumes et de pomme de terre. Ils sont mis en cuisson en flux tendu et chaque grande poêle en contient 50 portions. 
La gardiane de taureau, cette daube au vin rouge est déjà cuite à l’avance, réchauffé au fur à mesure du service. Au risque de décevoir certains, il ne s’agit pas de taureaux sacrifiés dans les arènes mais d’élevage ! Vous pouvez choisir soit le riz, soit des frites en garniture. Les petits vins rouges du Gard accompagnent ces mets. La fête est très familiale. On voit des tablées qui réunissent plusieures générations. 
Vous n’êtes pas sans savoir que la ville de Nîmes a posé sa candidature au patrimoine mondial de l’Unesco. Un coin selfie est même prévu pour la soutenir !
 C'est une très belle fête à vivre au moins une fois !