jeudi 19 octobre 2017

Paris Pisco Week



Connaissez-vous le Pisco, cette eau de vie fine de raisin obtenue de la distillation de moûts frais de « raisins à Pisco » fraîchement fermentés. Classé dans la catégorie de cognac, il titre entre 30 et 45°c d’alcool. Ses origines commencent avec l’arrivée des Espagnols au Pérou au XVIème siècle lorsque la vigne était introduite dans la région d’Ica. Les premières liqueurs de Pisco étaient stockées dans des jarres en terres cuites nommées Pisco déjà connu des Incas, l’alcool a donc adopté le nom de son emballage. Le port où était expédiée cette boisson s’appelle aussi Pisco, situé juste à 200 km au sud de Lima. Son cocktail le plus connu est sans doute le « sour Pisco » à base de Pisco, sirop de sucre, citron vert, blanc d’œuf, goutte d’Angoustura. Mais ce spiritueux péruvien a inspiré aussi nombreux bar tenders. C’est toute cette créativité autour du Pisco que vous invite à découvrir la Paris Pisco Week dans les bars à cocktails partenaires de la capitale jusqu’au 22 octobre 2017.

Chefs en gare 2017



C’est en fréquentant les gares de Lyon à Paris et Part Dieu à Lyon que je découvre cette cinquième édition de l’événement « Chefs de Gare ». Jusqu’au 21 octobre 2017, les produits d’artisans de France avec plus de 250 producteurs locaux et de la restauration rapide sont proposés dans 38 gares de France. Le parrain de cette opération est le chef Thierry Marx. 
En gare de Lyon à Paris, le stand chef en gare proposait des pastéis de nata, le petit flan portugais. 
En gare Part Dieu illustré par les photos de l’article, il y a avait des soupes, des confitures, des cakes et des donuts. Même si les produits sont siglés « artisanaux », on retrouve presque les mêmes offres dans les boutiques de la gare avec des prix plus chers ! 
Si cet événement est relayé par 8 chefs avec des démonstrations culinaires, ces animations ponctuelles ne sont pas suffisantes pour motiver les voyageurs clients sur la longueur. Il manque un peu de supplément d’âme pour habiller cette opération commerciale !  Je garde pourtant un excellent souvenir de l’opération Chefs en gare de l’année dernière où j’ai découvert le fameux macaron d’Amiens en gare d’Amiens !

mercredi 18 octobre 2017

Visite guidée sur « Les secrets de la gastronomie lyonnaise »



C’est grâce à Curnonsky, célèbre critique culinaire que Lyon porte depuis 1935 le titre de « capitale mondiale de la gastronomie ».
Entres ses mâchons d’ouvriers, ses bouchons, la cuisine des mères lyonnaises, la gastronomie lyonnaise est née à la fois de la culture populaire et de la tradition bourgeoise. 
Parmi les recettes les plus connues, il y a les grattons ces petits morceaux de couenne grillés qu’on déguste volontiers à l’apéritif. Le tablier de sapeur à base de fraise de bœuf mariné dans du vin blanc mâconnais avec moutarde, citron, puis panée, servie avec une sauce gribiche. 
Les fameuses quenelles, les charcuteries comme le petit Jésus qui se mange, ou le saucisson lyonnais aux pistaches. 
Les cardons gratinés à la moelle, la cervelle de canut à base de fromage blanc, 
les bugnes et le pralin, les vins du Beaujolais et Côte du Rhône… 
 Pour les néophytes du boire et du manger lyonnais, la visite à pied guidée sur « Les secrets de la gastronomie lyonnaise » dans le vieux Lyon et sur la Presqu’île est faite pour vous. 
Elle ne vous promet de déguster à toutes ses spécialités mais de vous initier aux anecdotes culinaires entre deux bouchées et deux adresses gourmandes. 
Cette promenade dure deux heures chaque samedi à 10h30, coûte 12€ et est gratuite pour les enfants et pour les détenteurs de la « Lyon city Card ». 
Pour réserver, cliquez-ici. Si votre temps est compté, faites un tour aux Halles de Lyon ! Le sanctuaire des meilleurs produits lyonnais !

Exposition « Les jours sans : alimentation et pénurie en temps de guerre », Lyon



Le centre d’histoire, de la résistance et de la déportation à Lyon nous propose une exposition jusqu’à fin janvier 2018 sur le thème « « Les jours sans : alimentation et pénurie en temps de guerre ». Ces jours sans, c’est une plongée dans le quotidien des français soumis à toutes les privations durant cette période de 1939 à 1949. Aux côtés des actes héroïques et des faits marquants de la guerre, la vie quotidienne dans tous ses aspects devient un calvaire, et se nourrir un combat quotidien entre restrictions et pénuries. Dès le début du conflit, des cartes d’alimentation sont mises en place. Cette pièce d’identité alimentaire donne droit à un contingent de coupons ou tickets autorisant l’achat de certaines denrées en quantités variables selon son âge et sa profession. Désormais, et pour longtemps, plus aucun acte d’achat n’ira de soi. C’est durant ces périodes difficiles que le génie des êtres humains se révèle, entre solidarité, débrouillardise, survie et innovations.  Cette exposition analyse aussi les effets réels et symboliques, de la privation de nourriture à l’échelle d’une société où l’on manque progressivement de tout. Si vous n’avez l’occasion de vous rendre à Lyon, reportez-vous sur le livre de l’exposition aux éditions Libel.

Cocons et coussins de Lyon de chez Voisin



Un séjour à Lyon ne se conçoit pas sans croquer à deux de ses célèbres confiseries : les cocons et les coussins de Lyon. C’est toujours un plaisir renouvelé de les déguster et ce sont de jolis cadeaux à offrir. Elles possèdent tous les deux une jolie histoire.
Le cocon de Lyon a été créé en 1953 par le confiseur Jean Auberger, meilleur ouvrier de France, à la demande du maire de la ville afin de rendre hommage aux « canuts », tisserands qui ont fait la réputation de la soie lyonnaise. Il est composé d’un cœur de praliné aromatisé au curaçao et enrobé de pâte d’amande. Sa forme imite le cocon de vers à soie.
Le coussin de Lyon célèbre la fête des Lumières. Ce petit coussin rappelle celui en soie où fut présenté l’écu d’or lors de la procession organisée sur la colline de Fourvière par les échevins lyonnais suite à la terrible peste de 1643. Depuis, ce rituel est renouvelé chaque année. Cette friandise est un carré de pâte d’amande couleur vert pâle, garnie d’une ganache de chocolat parfumé au curaçao. Elle était créée par le chocolatier Voisin dans les années 1960.
Lors de ma promenade dans le vieux Lyon, j’ai découvert cette jolie boutique Voisin nouvellement installée qui propose toutes les spécialités sucrées de la maison qui date de 1897 ! Le décor est très rétro, l’accueil très chaleureux et professionnelle. La vendeuse est très disponible pour me présenter les articles avec leurs belles histoires. 
Une de leur dernière création, le bâton de Lyon non pas à base de viande, mais de chocolat, d’amande et de miel, validé par Guignol, la célèbre marionnette à gaine française créée à Lyon vers 1808 par Laurent Mourguet. Ces lyonnais savent s’inspirer de leur histoire pour attiser notre curiosité et notre gourmandise !